Chers lecteurs loin de moi l'idée de vous tirer les larmes, mais c'est avec un pincement au cœur que nous achevons ces quatre mois de projet sur Buenos Aires. Mais aussi avec un peu de fierté, je vous rassure ce n'est pas d'autosatisfaction dont il s'agit, mais plutôt d'admiration pour les ados de Moron. Nous vous avions raconté dans un précédent article le spectacle des enfants du centre ville, ici il sera question des ados de Moron. Vendredi dernier, public, amis, éducateurs se pressent dans la petite salle de vie de Cable a Tierra, alors que nos acteurs en herbe se préparent, se maquillent, se concentrent. Cesar a même amené des costumes, et il a invité la moitié des habitants du quartier. Et les deux scènes prévues s'enchainent, le public est épaté et nous très heureux de voir le plaisir qu'ils prennent. Et les applaudissements soutenus du public leurs donnent même envie de jouer la première scène travaillée (une scène sur la violence conjugale que nous avions mis de coté par pudeur). La soirée se termine par une petite fête, et tous s'en vont comblés de bonheur.
Et mardi de cette semaine nous nous étions donné rendez-vous une dernière fois pour jouer à notre tour notre dernier spectacle. Et... nos Cesar et Lucia nous avaient demandé de jouer eux aussi une seconde fois. C'est eux qui veulent jouer, et cela nous comble de bonheur, même si une maladie nous empêche de jouer, ils assurent l'animation de la soirée, et ils sont meilleurs à chaque fois.
Quand nous disions qu'ils n'avaient pas fini de nous impressionner.
Bien sûr la séparation est difficile pour tout le monde, ados, éducateurs, troisièmacteux.