
Pour ce faire, c'est encore un petit parcours du combattant. Cette fois c'est le train (au terminal Once) que nous devons prendre. La SNCF devrait prendre exemple sur les tarifs argentins : 0,85 $ pour un trajet de plus d'une demie heure, environ 0,15 €.
Aujourd'hui le ciel s'est assombri, le temps devient plus triste, les paysages aux abords de la voix ferrée, usines de tôles rouillées, imbroglio de tags et de publicités politiques, bâtiments en brique désaffectés, cadavres de voitures en tous genres, wagons abandonnés, maisons de tôle et de carton.
Les voix timbrées et nasillardes des vendeurs du train résonnent dans tout le wagon : Chocolats, gâteaux, mouchoirs, pinces à linges, guides de métro,autocolants et autant de choses utiles ou improbables se vendent à des prix défiant toute concurrence. Toutes les villes que nous traversons se ressemblent.
Arrivés à Moron, malgrés la pluie battante et notre mine de chiens mouillés, nous sommes accueillis à bras ouverts, et à sourires déployés par les éducateurs de Cable a Tierra. Le maté est déjà prêt. Nous rentrons directement dans le vif du sujet.
Nydia, Negro, Dalila et Benita sont super motivés par le projet. Apparemment, ils en ont déjà parlé à certains jeunes qui ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme.
Le but : arriver à construire une une pièce de théâtre modulable, dont les jeunes choisiront le thème, au fil des ateliers. Le rendez-vous est pris pour vendredi 18 à 17h00, où une représentation de Marcellin Caillou fera office d'introduction à cette aventure.
Affaire à suivre ! |